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LES DELIRES DES CRITIQUES ŒNOLOGIQUES


Le monde du vin comme tout milieu connaît ses abus. En particulier , on peut relever certaines analyses délirantes de certains critiques.

Il y a quelques années j’avais rencontré une propriétaire d’un célèbre château de Saint-Émilion qui se bornait à dire si le vin était bon ou ce vin médiocre… Cette simplicité n’est plus de mise ;,c’est à celui qui trouvera les arômes les plus délirants qu’ils n’ont jamais parfois pu approcher de près ou de loin.

Un article du Figaro en date du 13 avril 2021 fournit quelques exemples particulièrement symptomatiques De ses délires.

Quelques exemples :

• Le PIN : « un nez envoûtant, rougeoyant, qui représente parfaitement le génie « Le Pin », si difficile à définir (rassurons-nous, ce génie va être défini par le commentateur) avec ses arômes de fleurs à la fois doux et élégants – fleur d’oranger, acacia, muguet – et ses fruits opulents et chocolatés, dont les notes de tête évoquent le foin. En bouche, une explosion contrôlée de fruits mûrs à point, qui remplit chaque recoin de la bouche (original) aux douces notes de réglisse, de rose de Damas, de chocolat fin,( on ne sait pas s’il est au lait ou aux noisettes) et de grains de café, légèrement vanillées ».

Ceci n’est pas fini : « un bouquet somptueux de fruits noirs, de boiseries précieuses (lesquelles : commode, vaisseliier ?) et de fleurs épanouies, qui vous emmène au cœur d’un bazar marocain, (pas tunisien° avec le parfum des épices sur la brise et de magnifiques tapis à vos pieds. »

Plus délirant :

• Trotanoy « Une petite boule étroitement enroulée, dense, mystérieuse, que l’on a envie de voir se déployer. Et Trotanoy vous écoute (on craignait qu’il soit sourd), s’ouvrant doigt par doigt (comme une jeune fille) afin de dévoiler nez délicieux, enjôleur, frais et floral, un peu chocolaté, qui vous donne des frissons dans la nuque (pas moins) en bouche, il se déploie sur une texture veloutée, suave profonde avec quelque chose de quasi mythique. Monumental et ciselé, il a la puissance légère d’un gentil le géant ». On ne sait que penser. A priori ces analyses sont aussi sérieuses que les réflexions de Bernard – Henri Lévy…


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